École de Montréal pour l'enseignement des sciences et de la technologie


Alerte catastrophe

Auteur(e)s : Olivier Latulippe, Benjamin Jackson et Éric Leblanc

Description sommaire

Description sommaire

Dans les médias, elles font des ravages à en glacer le sang : des villes entières détruites, des conditions hygiéniques alarmantes, des taux de décès vertigineux... les catastrophes font depuis longtemps partie des défis de l’humanité. La croissance importante des médias dans notre quotidien en fait cependant des phénomènes socio-culturels jouant un rôle capital dans la conscience collective. Nous pouvons désormais être témoins de la détresse d’autrui, et nous tentons, au meilleur de nos capacités, de les aider lorsqu’ils font face au désastre.

Cependant, en tant que québécois-es, vivant dans une relative stabilité géologique et climatique, nous regardons ces phénomènes de loin, et il nous est difficile d’en comprendre toute l’ampleur. Loin d’avoir la prétention de pouvoir amener les jeunes à de telles considérations, cette situation d’apprentissage se veut néanmoins un exercice par lequel les élèves seront amenés à acquérir des connaissances sur différentes catastrophes naturelles et humaines, en particulier sur leurs causes, leurs mécanismes et leurs conséquences sur l’environnement et la santé. Dans un premier temps, ils-elles devront réaliser une recherche sur un type de désastre (choisi au hasard), recherche qu’ils-elles devront ensuite présenter, sous la forme d’une présentation « PowerPoint », au reste de la classe. Les présentations seront organisées de façon à ne prendre que la première moitié de chaque cours, laissant du temps à l’enseignant pour revenir sur les concepts présentés, les préciser, et aborder des discussions. Ils-elles seront évalué(e)s sur les notions vues dans les présentations lors du dernier cours de la situation d’apprentissage.

Pour faciliter la production de matériel didactique pour l’enseigner ainsi que pour restreindre l’ampleur des concepts qui seront abordés par les élèves, nous avons choisi 9 catastrophes « naturelles », toutes ayant une importante résonnance médiatique : Tremblements de terre, météorites, ouragans, tsunamis, volcans, glissements de terrains, glaciation, réchauffement planétaire, catastrophes nucléaires civiles.

Le fruit de leurs recherches devra être présenté devant le reste de la classe, dans une période de 10 minutes pour les équipes de quatre. Ils auront quatre périodes pour préparer cette présentation, dont une à la bibliothèque (période 3) et une au local informatique (période 4). Durant ces périodes, des travaux leurs seront proposés afin de les guider dans leur planification (création d’un réseau de concepts, préparation du « PowerPoint », élaboration de questions sommatives, etc.) Ils seront libres d’organiser la présentation à leur guise, mais leur travail devra aborder minimalement les aspects suivants :

  • Description du phénomène dans son ensemble.
  • Description des impacts du phénomène sur l’environnement (atmosphère, hydrosphère, lithosphère, systèmes écologiques, etc.)
  • Description des impacts socio-économiques du phénomène (dommages matériels, humains, adaptations sociales au phénomène, etc.)

La dernière période sera une évaluation sommative des concepts vus pendant les présentations, et les questions à l’examen seront tirées d’une banque de questions créée par les élèves pendant leur démarche.

Pour qui

Cette situation d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) vise particulièrement les élèves du premier cycle du secondaire, plus particulièrement les élèves de secondaire deux, dans le cadre du cours de Science et Technologie (volet « Terre et Espace »).

Contraintes

Dans son essence, cette SAÉ vise le développement de la compétence deux en Science et Technologie, « Mettre à profit ses connaissances scientifiques et technologiques », par l’atteinte systématique des composantes de cette dernière. Elle a été conçue en fonction d’une classe de 32 élèves. Aussi, par la structure de notre SAÉ, nous serons à même d’évaluer la compétence trois, « communiquer à l’aide des langages utilisés en science et technologie ».

Contextualisation de la SAÉ en fonction des contraintes

Ainsi, nous avons élaboré une situation d’apprentissage centrée sur le développement de connaissances dans l’univers « Terre et Espace ». Celle-ci se déroulera sur huit périodes de 75 minutes, et où le groupe de 32 élèves sera divisé en 5 équipes de 4 élèves, et 4 équipes de 3 élèves. Par souci d’équité, la répartition des équipes se fera par pige et ensuite les équipes pourront choisir leur sujet d’étude.

Durant les quatre premières périodes, les élèves seront appelés à s’interroger sur le phénomène qui leur sera proposé et à s’en approprier les concepts clés, et ce à l’aide de diverses activités planifiés dans leurs cahiers des charges. C’est en réalisant des réseaux conceptuels, en cherchant de la littérature scientifique à la bibliothèque, en produisant une synthèse en vue d’une présentation et par la discussion que ces jeunes réussiront à acquérir les principes théoriques inhérents à leur thématique. Aussi, leur présentation orale, planifiées pour les 5-6-7, sera le moment indiqué pour témoigner de leur capacité à intégrer les concepts théoriques et les situer dans des considérations d’ordres sociales, économiques, historiques et éthiques. Nous cherchons donc à évaluer les deux composantes suivantes de la compétence 2 en Science et Technologie (PFÉQ, p.279) :

  • Comprendre les phénomènes naturels
  • Dégager des retombées de la science

Pendant toute la SAÉ, il y aura diverses occasions d’observer les différents critères de la compétence 3. Au-travers la période de recherche en bibliothèque, l’élaboration du PowerPoint et la présentation orale, nous serons en mesure d’en juger les composantes :

  • Participer à des échanges d’information à caractère scientifique
  • Divulguer des savoirs ou des résultats scientifiques
  • Interpréter et produire des messages à caractère scientifique

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