DouSensPerte
Systme du Qubcium.
Double sens du concept dÕlment
et dfaut de masse.
Pierre Demers
9 et 10 III 2010
Traduction interdite.
Termes de rfrence :
Rsum.
JÕlabore partir dÕune remarque dÕric Scerri sur la
notion historique dÕlment chimique dans le tableau priodique. Le crateur
mme de ce tableau insistait sur la ncessit de distinguer lÕlment corps
simple et lÕlment participant dans un corps compos. Je rappelle que la
diffrence est associe la perte de masse relativiste lorsque 2 ou plusieurs
atomes sÕunissent pour donner un compos. Ė lÕintrieur dÕun compos, un atome
ne possde pas une masse dfinie. Ce principe est gnral : une particule
ne peut pas tre identifie par sa masse : celle-ci dpend de son
entourage. Rf. 1, 5.
Un
tableau dÕlments abstraits.
ric Scerri met en
vedette une rflexion de Mendlev sur la nature des choses quÕil classifiait
dans les cases de son tableau en 1869. Une case ne dsigne ni le corps pur ni
ce quÕil devient dans un compos. Elle se rapporte ce qui se trouve lÕorigine
de lÕun et lÕautre et quÕil appelait un lment abstrait, inchangeable
et permanent. Et puisque la poids dÕun compos est la somme des poids des
parties constituantes, Mendlev concluait quÕil tait opportun de caractriser
un lment abstrait par son poids atomique.
Mais
est-il vrai que le poids dÕun compos est la somme des poids des parties
constituantes ? Oui, la condition de nÕen oublier aucune. Lorsque 2
lments sÕunissent pour donner disons H2O, nous savons aujourdÕhui quÕil faut
inclure dans le bilan la chaleur et la lumire produites, car lÕquation
clbre E=mc2 sÕapplique, comme 2 rfrences rcentes le rappellent. Rf. 2, 3.
Le poids total, (ou, pour parler en termes contemporains, la masse) de lÕeau
rsultante revenue la temprature initiale est lgrement infrieure la
somme des masses initiales. La perte de masse est absolument imperceptible par
les moyens de laboratoire courants, de sorte que la conclusion ci-dessus de
Mendeleev est dÕune grande commodit : les lments H et O abstraits se
conservent lorsquÕils passent de lÕtat de corps purs lÕtat de participants
dÕun compos. Il nÕy a pas dÕutilit pratique distinguer ces 2 tats.
Un lment garde-tÕil son individualit dans un
compos ?
Oui
certaines fins pratiques, puisque des procds exprimentaux permettent de
modliser les molcules en assemblages de noyaux entours dÕlectrons suggrant
une sorte de prsence et de conservation des volumes et des masses des atomes
composants.
Cependant
le thoricien et le philosophe continueront de sÕinterroger. - La thorie de la
perte de masse sÕapplique la molcule et reste muette quant sa rpartition
entre les atomes composants.
Conclusion sur la masse.
Il devient vident quÕun atome ne peut pas tre dfini par
une masse dtermine. Sa masse dpend de son entourage. Il
faudrait parler des noyaux et des lectrons composants et parler des particules
en gnral et des principes de conservation. Comprendre la masse, celle des
atomes ou toute autre, est un problme de relativit gnralise et de champs
de force.
Mendlev
tait un anticipateur, un peu comme Charles Janet plus prs de nous, qui a
prvu lÕexistence des transuraniens. Ses rflexions et ses questions
continuaient celles des penseurs antiques sur lÕorganisation de la matire, et
la thorie relativiste de la perte de masse ne rpond encore que partiellement
ses questions.
Rfrences.
Rf.
1. ric Scerri 2007, (LÕhritage Mendlvien : le systme priodique) MendeleevÕs
Legacy: The Periodic System, ©2007 Chemical Heritage Magazine, printemps 2007,
Vol. 25, No 1,
http://www.chemheritage.org/pubs//ch-v25n1-articles/feature_mendeleev_print.html
Rf.
2. ric Scerri 2008, (Rle des
triades dans lÕvolution du systme priodique des lments, au pass et au
prsent)
The
Role of Triads in the Evolution of the Periodic System, Past and Present, Journal of Chemical Education, 85, 585-589, 2008
Rf. 3. Christian Bizouard (2010), E = m c2, lÕquation de Poincar, Einstein et Planck
Observatoire
de Paris, dpartement ŅSystmes de Rfrences Temps-EspaceÓ. http://www.annales.org/archives/x/poincaBizouard.pdf
Rf. 4. Hubert Reeves 1984 , Patience dans l'azur,
d. Qubec-Science.
1984, extrait p.174-175,
http://www.csmb.qc.ca/plandereussite/docs/reeves.doc
Mais cette relation n'est pas rserve au domaine du nuclaire. Par exemple en chimie, lorsque 1 kg d'hydrogne se combine avec 8 kg d'oxygne pour former de l'eau, environ 108 joules d'nergie est libre. Cette nergie correspond une perte de masse d'environ 10-9 kg, ce qui entraine que la masse de l'eau forme est infrieure de cette quantit la masse initiale de 9 kilogrammes des ractifs.
Cependant le dfaut de masse, de l'ordre du dixime de milliardime en valeur relative, est trop infime pour pouvoir tre mis en vidence par des mesures exprimentales, qui arrivent au mieux l'ordre du centime de millionime. C'est pour a que l'on continue utiliser le Ē thorme classique Č de la conservation de la masse dans les ractions.
Rf. 5. Pierre Demers 2010, Courriel ric Scerri. 24II2010 12h30 (voyez Rf. 2)
...
J'ai relu
votre texte sur le rle historique des triades. Je crois comprendre un peu mieux
votre proccupation titre "dualit du sens du concept d'lment".
Selon que
l'lment est isol ou li, il est corps simple ou corps de base.
La
proccupation existait chez les auteurs avant mme la notion bien claire
d'atome.
Vous
pourriez ajouter ce qui suit.
Assurment,
l'atome li diffre de l'atome libre. Nous disons de nos jours que lui et les
autres atomes d'une molcule ont perdu de leur masse en s'unissant.
Cela
ressemble ce qui se passe lorsqu'un proton et un lectron s'unissent pour
former l'atome H. La masse perdue est lors 13,6 ev.
...
lorsqu'un proton et un neutron s'unissent pour donner un noyau de deutrium. La
masse perdue est alors 2,2 Mev.
La notion
de proton : si l'on dit qu'un proton est caractris par une masse dtermine,
comment peut-on dire que c'est bien un proton qui est prsent dans les deux
derniers exemples?
Ces
considrations confirment la ncessit de distinguer comme vous le faites le
concept et la ralit de l'lment libre et de l'lment li (corps simple et corps de
base). D'ailleurs
l'lment li est multiple, il y a pour un mme corps simple X autant de sortes
de corps de base que X a de composs...
Rf. 5. Additions en avril
2010, changes entre Scerri, Daigneault et Demers, Extraits de S&F010, http://www.er.uqam.ca/nobel/c3410/SF010.htm
S
==
V. aussi
Daigneault
==
11 III 2010 14h10
Ė ric Scerri
Cc:
mauriceday@videotron.ca, louisdekinder@videotron.ca, saintdenis@sympatico.ca,
thierry@webdino.com,
Cher collgue
Scerri,
Enfin, nous
discutons science!
ętes-vous sr de
ce que vous avancez?
Ė priori,
pourquoi l'quation d'Einstein (et de Poincar etc., voit ma Rf. 3, Bizouard)
viserait-elle exclusivement les liaisons nuclaires? Il me semble qu'elle vise
en principe toutes les formes de matire, lectrons, neutrinos, photons
compris, matire inerte ou vivante.
Villemin
mentionne l'effet relativiste d'altitude sur l'Effet Mossbauer, caus par
l'accroissement de l'nergie potentielle avec la hauteur. L'Effet Mossbauer
touche des liaisons atomiques et cristallines.
http://villemin.gerard.free.fr/Science/Relpreuv.htm
Ma Rf. 4
d'Hubert Reeves est catgorique et value prcisment la relle mais trs
minuscule perte de masse lors de la synthse de l'eau.
Ayant videmment
discouru, dans une portion prcdente du texte ici abrg, sur
l'application de E=mc2 aux liaisons nuclaires, il poursuit :
"Mais cette
relation n'est pas rserve au domaine du nuclaire. "
Assurment, l'quation
applique la liaison nuclaire est spectaculaire et retient facilement
l'attention de quiconque, au point de faire ngliger ou oublier certaines de
ses applications comparativement "bnignes", se chifrant non par des
kilotonnes de TNT, ce qu'on crit avec de nombreux zros aprs un chiffre significatf,
mais par de nombreux zros avant un chiffre significatif (Reeves a crit :
"dfaut de masse, de l'ordre du dixime de milliardime").
J'ai employ
dessein l'adjectif ambigu bnin. Je veux dire ultra-minuscule et non ncessairement
bienfaisant.
Le dcouverte et
puis l'utilisation de E=mc2 dans le domaine nuclaire et militaire ont t la
consquence d'activits crbrales d'tres humains. Je mentionne Joliot,
Fermi, Seaborg, Truman.
Or de telles
activits s'accompagnent de processus modifiant des molcules organiques dlicates,
altrant leurs masses de quantits thoriquement mesurables, minuscules, qui
sont l'origine des comportements de toutes sortes, pacifiques et belliqueux.
Quel contraste
entre la la tnuit et l'normit, entre l'impondrable et l'irrparable; mais
les deux processus extrmes ont un point en commun, l'quivalence de la masse
et de l'nergie.
Je m'accorde
compltement avec vous sur la ncessit d'voquer la philosophie pour traiter
des atomes et de leur thorie.
Ė tantt.
PD
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21 III 2009
De ric Scerri, 10 III 2010
Merci de m'avoir envoye votre
petit article.Mais je pense qu'il pourrait y avoir une petite
confusion.L'equation de Einstein parle de energie de liason nucleaire et pas de
l'energie de liason chimique, par example quand deux atomes d'hydrogene se
reunissent avec un atome d'oxygene.Le ne suis pas d'accord avec
l'interpretation que vous faites apropos d' element simple et element
abstrait.eric scerri
==
10 III 2010
Ė ric Scerri
http://er.uqam.ca/nobel/c3410/DouSensPerte.htm
Cher ric Scerri,Cette
publication en ligne de moi pourrait vous intresser.Systme du Qubcium.Double
sens du concept d'lment et dfaut de masse.Pierre Demers 9 et 10 III 2010Traduction
interdite.Salutations amicales. Pierre Demers
Le 23 mars soyez du nombre
car ppf, PASTEUR PARLAIT FRANAIS.<P06EC6E8B.png>
Bientt la
rencontre-manifestation Pasteur Parlait Franais
==
D
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13 III 2010
Ė Aubert Daigneault daigneau@dms.umontreal.ca,
...Je suis en relations pistolaires
avec un collgue de Californie chimiste assez sympathique pour me rpondre en
franais. Selon lui, l'quation E=mc2 s'applique aux noyaux mais non aux
atomes; ma croyance est qu'elle est universelle et qu'elle s'applique aux
atomes comme toute forme de matire. Et, vu sa grande rputation sur le sujet
des atomes, j'prouve un malaise et le besoin de vous demander votre avis. Ma
croyance, je dirais plutt ma conviction serait-elle errone?...
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13 III 2010
De Aubert Daigneault,
... Je nÕai jamais rflchi
beaucoup lÕquation E=mc2 dont on parle pourtant satit.. JÕy ai vu
depuis ma premire jeunesse lÕquivalence entre matire et nergie.
Je suis tonn de lÕopinion dÕEric Scerri : sur quoi repose son affirmation que
Ē L'equation de Einstein parle de energie de liason nucleaire et pas de
l'energie de liason chimique Č. Le peu que je sais de cette quation, je
lÕai appris jadis dans le livre de Georg Joos Ē Theoretical Physics Č au
paragraphe culminant aux pages 257, 258 dans lÕdition de 1958. Il nÕy est
absolument pas question de cette distinction. Je devrai approfondir
la question pour me faire une opinion davantage claire. JÕajoute ce
projet de rflexion et de lectures consquentes, en commenant par votre
article en ligne et ses rfrences, une liste dj longue.
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