Montral, laboratoire
dÕaccueil
Robert Doisneau a photographi avec une curiosit gourmande Paris, les
enfantsÉ et les amoureux. Le Į baiser de lÕHtel de ville Č est son clich le
plus connu. Pour gagner sa vie, il a t photoreporter.
Pendant la seconde Guerre Mondiale, il est charg de rencontrer deux
chercheurs clbres : Irne et Frdric Joliot-Curie. Pendant quÕil
photographie leurs laboratoires Paris, quatre scientifiques continuent,
Montral, les travaux commencs avec Joliot.
En effet, au dbut de juin 1940, Paris est vacu. LÕquipe de Joliot
qui venait de dposer les premiers brevets (secrets) sur lÕutilisation de la
fission se disperse.
LÕtudiant qubcois en stage dans le laboratoire, Pierre Demers
repart outre Atlantique.
Les deux principaux collaborateurs de Frdric Joliot, Hans
Halban et Lew Kowarski, rejoignent la
Grande-Bretagne. Ils emportent les notes et les cahiers de laboratoire qui
prouvent que la raction en chane est possible.
En 1943, ils participent au premier centre de recherche nuclaire
canadien install dans les locaux de lÕUniversit de Montral et recrutent
Pierre Demers.
Bertrand Goldschmidt, un chimiste du laboratoire
dÕIrne les rejoint aussi. Les travaux de cette quipe aboutissent la
construction, sous la direction de Kowarski, du racteur nuclaire
Į ZEEP Č, Chalk River. De retour en France aprs la guerre, Kowarski
regroupe les archives du laboratoire de Joliot qui lÕont accompagn dans son
priple sous le nom de Į Dossiers Montral Č.
En 1945, Pierre Demers
devient professeur de physique de lÕUniversit de Montral o il mettra au point
des mulsions photographiques ultrasensibles pour tudier la trajectoire des
particules lmentaires.
Plus inattendu, le
biologiste de lÕquipe de Joliot, Charles-Philippe Leblond (1910-2007), faute
de trouver un poste son retour en France, est recrut par lÕUniversit McGill.
Il deviendra un pionnier de la biologie cellulaire.
le Ple universitaire des
Basses-Laurentides compte un partenaire franais : le Conservatoire national
des arts et mtiers (Cnam). Le cyclotron de Joliot est un des objets majeurs de
son Muse. Pour tous ces liens anciens ou rcents entre la France et Montral,,
je remercie le Ple universitaire et le CEGEP Lionel-Groulx dÕaccueillir (ou de prsenter ) cette exposition.